Prothèse de hanche

La hanche est l’une des articulations les plus sollicitées de notre corps. C’est la raison pour laquelle elle est souvent touchée par l’arthrose (dégénérescence articulaire). Si des traitements conservateurs ou une autre intervention chirurgicale ne permettent pas de soulager les douleurs, on peut envisager le remplacement de l’articulation détruite par une articulation artificielle appelée endoprothèse. La prothèse utilisée doit correspondre aux exigences et aux contraintes de chaque patient. Étant donné que le patient est censé la conserver tout le reste de sa vie, il est indispensable qu’il puisse la choisir de manière individuelle. L’arthrose affecte toujours deux parties de l’articulation : la tête fémorale et le cotyle (partie creuse du bassin) qui doivent être remplacées par la prothèse.
La progression de la maladie, l’estimation de la sollicitation ultérieure de l’articulation et l’âge du patient déterminent le type de prothèse implanté. Chez les jeunes patients, nous privilégions les prothèses partielles appelées prothèses fémorales. La pose de ces prothèses ne nécessite pas la résection de toute la tête du fémur, on lui implante simplement une tête métallique. L’avantage de ces prothèses consiste en la conservation d’une grande partie de l’os. En effet, un os sain et stable est la condition du succès à long terme de la prothèse. Les prothèses non cimentées représentent aussi une bonne alternative pour les jeunes patients car elles offrent davantage de flexibilité dans le choix des surfaces glissantes de la prothèse. Elles sont ajustées et raccordées directement sur le fémur à l’aide d’une tige en titane-acier d’environ 10 cm de long. Si des patients plus âgés disposent encore d’une bonne structure articulaire, ils peuvent également bénéficier d’une prothèse non cimentée. Nous utilisons alors des tiges en titane-acier qui peuvent aussi être ajustées précisément au fémur et garantissent ainsi un ancrage stable. En revanche, si la qualité de l’os est réduite en raison d’une ostéoporose, la tige de la prothèse est ancrée de manière stable avec une pâte résineuse appelée ciment osseux (prothèse cimentée).
| Durée de l’intervention : | entre 1h et 1h30 |
| Durée de l’hospitalisation : | généralement entre 10 et 12 jours. Pendant leur hospitalisation, les patients apprennent les grands principes du traitement post-opératoire. |
| Convalescence : | quelques semaines. Des séances de kinésithérapie sont généralement nécessaires afin de renforcer la musculature et de corriger les défauts antérieurs relatifs à la marche. Ensuite, les patients peuvent reprendre une vie normale, sans avoir besoin de béquilles ou autre matériel d’aide à la marche. |
| Reprise d’un sport : | également possible avec une articulation artificielle. La reprise d’un sport nécessite cependant une consultation individuelle visant à éviter une sollicitation excessive de la prothèse |





















